• Cinéma

  • Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • Non! Deux fois non!

    Souvenez vous...

    En juin 1967, après le tournage de "On ne vit que deux fois ", Sean Connery quitte le rôle, lassé des scénarios répétitifs, du manque de développement du personnage, de l'association permanente entre lui et Bond aux yeux du public et de la peur d'être enfermé dans un rôle.

    Les producteurs se devaient de lui trouver un remplaçant. Un long casting est donc mis en place. Passeront ainsi ce casting de nombreux acteurs, dont deux futurs James Bond, Roger Moore et Timothy Dalton. Les deux refuseront cependant le rôle, le premier à cause de son emploi du temps (il était alors engagé sur la série "le Saint"), le second car il était alors trop jeune pour le rôle.

     

    Non! Deux fois non!

    Cette histoire nombre d'entre vous la connaissez déjà...

    Cependant, une autre star fut approchée pour reprendre le rôle de l'agent 007, et cette star est ... CLINT EASTWOOD !

     

    Non! Deux fois non!

    Imaginez un peu les répliques cultissimes que nous aurions eu:

    "Tu vois Blofeld, le monde se divise en 2 catégories : ceux qui ont un Walther chargé et ceux qui meurent. Toi, tu meurs..."

    "Vas-y Scaramanga, fais-moi plaisir"

    Blondin, l'home au poncho refusa sans regrets apparents la franchise 007:

    Je ne crois pas aux regrets. Je fonctionne à l'instinct. Une fois ma décision prise, je ne tergiverse pas. Un refus ne signifie pas qu'on estime que le projet sera un échec, simplement qu'il conviendra mieux à quelqu'un d'autre. Des exemples? J'aurais pu succéder à Sean Connery et être le nouveau James Bond dans Au service secret de Sa Majesté ! J'avais le même avocat que le producteur Cubby Broccoli, qui a suggéré que je prenne la relève en 1968. Cela aurait été un deal très avantageux financièrement pour moi, mais je venais de terminer une trilogie et je ne me voyais pas signer pour une autre en risquant d'être cantonné dans un genre et piégé à long terme. J'estimais aussi que le rôle devait être tenu par un Anglais de souche. Il m'aurait fallu travailler très dur pour être convaincant. Il me semble qu'ils ne se sont finalement pas trop mal débrouillés sans moi ! "

    Non! Deux fois non!

     

    En 1969, au terme de recherches infructueuses pour remplacer Sean Connery dans le rôle de James Bond, les producteurs font appel à George Lazenby, alors même qu'il n'avait jamais véritablement joué devant une caméra. Son manque d'expérience ne lui fait pas peur. Il prend des cours de diction et travaille dur pour convaincre de sa crédibilité dans le rôle, regardant notamment les films avec Sean Connery. Australien de naissance (il est le seul acteur à avoir endossé le costume de l'agent secret à ne pas être originaire de Grande-Bretagne), l'homme dégage énormément de charisme, et cerise sur le gâteau, correspond physiquement parfaitement à l'image que le public se fait de James Bond.

     

    Il est donc le successeur de Sean Connery, en tant que James Bond, dans le film Au service secret de Sa Majesté, sorti en 1969, aux côtés de Diana Rigg. Cependant, la superbe Diana ne fût également pas le premier choix des producteurs.

    Non! Deux fois non!

    Effectivement les producteurs se doivent de trouver l'actrice qui jouera Teresa, la future madame Bond. L'actrice doit impérativement avoir quelque chose que les autres n'ont pas, pour expliquer pourquoi 007 en tombe amoureux. Les producteurs pensent à deux actrices françaises (Teresa vit en effet en France dans l'histoire): Tout d'abord, le sexe symbole absolu des années 60, Brigitte Bardot. Et en second choix Catherine Deneuve. Aucune des deux n'a cependant voulu apparaître dans le film.

    Non! Deux fois non!

    Non! Deux fois non!

    Détail amusant, Brigitte Bardot a refusé pour aller jouer avec l'ancien James Bond, Sean Connery, dans le western "Shalako". Ce sera finalement Diana Rigg, l'inoubliable Emma Peel de la mythique série "Chapeau melon et bottes de cuir" qui sera retenue.

    Non! Deux fois non!

    Autre fait amusant, (le petit monde du cinéma est décidément bien petit^^) une future partenaire de John Steed aura le droit à sa première apparition à l'écran dans "au service secret de sa majesté", il s'agit de la belle Joanna Lumley. Ce n'est pas la première fois qu'une partenaire de Patrick McNee devient James Bond Girl, puisque Honor Blackman avait déjà eu cet honneur dans "Goldfinger". La boucle sera bouclée lorsque Sir Patrick McNee fera une apparition dans la franchise Bond, dans "Dangereusement Votre", cette fois-ci avec Roger Moore dans le rôle de 007 mais ceci est une autre histoire...

    Non! Deux fois non!

    Non! Deux fois non!

    Non! Deux fois non!

    George Lazenby refuse de signer un autre contrat après le film sur les conseils de son agent, pour qui le succès des James Bond ne durerait pas. (y'en a qui ont du flair^^).

    Et voilà que la valse des prétendants reprend de plus belle...

    Qui pour incarner le nouveau James Bond?

    Dans ses mémoires ("Pieces of my heart"), Robert Wagner révèle que son ancien agent et grand ami Albert Broccoli a pensé à lui en 1969 pour interpréter 007...
    "Il n'y a pas eu de proposition formelle mais Cubby pensait que j'étais un candidat possible pour remplacer George Lazenby. J'ai réfléchi à sa proposition pendant deux secondes et j'ai compris que je ne convenais pas. "Je suis trop américain" ai-je dit à Cubby. "James Bond doit être anglais. Roger Moore est le gars idéal.""

    Non! Deux fois non!

    Cependant Roger Moore doit encore décliné l'offre qui lui est faite en raison de ses obligations télévisuelles "Le Saint" (qui assure sa célébrité internationale dans le rôle de Simon Templar) de 1962 à 1969 et "Amicalement vôtre" (dans le rôle de Brett Sinclair) de 1971 à 1972 avec comme co-vedette Tony Curtis. Moore perçoit un cachet de 1 million $ pour l'ensemble du tournage de la série, ce qui a pour conséquence qu'il soit à cette époque l'acteur de télévision le mieux payé au monde.

    Non! Deux fois non!

    "Pas de roses pour OSS 117" (1968) est sans doute le film le plus faible de la série. Mais il est passé à deux doigts de devenir un film cultissime ! En effet, John Gavin, après avoir incarné Hubert Bonisseur de la Bath, a signé le contrat pour être James Bond dans "Les diamants sont éternels" (1971) ! Le producteur Albert Broccoli voit en lui l’interprète idéal : "grand, athlétique et très bon acteur".

    Non! Deux fois non!

    Mais la United Artists parvient à convaincre Sean Connery de rendosser le smoking une dernière fois et Gavin est remercié (non sans avoir touché intégralement son cachet). Sean Connery est payé 1 million de dollars pour ce rôle. Il offrira généreusement son considérable cachet à une œuvre écossaise.

    Non! Deux fois non!

    En 1971, après la sortie des "Diamants sont éternels", Sean Connery avait déclaré qu'il ne tournerait « plus jamais » de James Bond malgré les 5,5 millions de dollars qui lui sont proposés. Il reviendra cependant en 1983 dans "Jamais plus jamais", produit par une autre société pour un cachet de 5 000 000 de dollars. Le titre original: "Never say never again " littéralement : « Ne dites jamais “plus jamais” » ou « Il ne faut jamais dire “plus jamais” » est un clin d'oeil à sa déclaration d'après "les diamants sont éternels". La confrontation avec "Octopussy", le James Bond « officiel » d'EON Productions avec Roger Moore, sorti quatre mois plus tôt, ne tourna cependant pas à son avantage. Malgré un budget inférieur ( 500 000 contre   000 000 pour "Jamais plus jamais"), "Octopussy" eut un plus grand succès auprès du public : il rapporta  900 000 contre  400 000 pour "Jamais plus jamais"

    Non! Deux fois non!

    Quelques noms prestigieux sont ainsi avancés: Burt ReynoldsRobert Redford et le majestueux Paul Newman (sa prestation dans "Harper" en faisait un prétendant plus que plausible). Albert R. Broccoli refusera de voir un non-britannique jouer l'agent secret, et balaiera les propositions d'United Artists.

    Non! Deux fois non!

    Non! Deux fois non!

    Non! Deux fois non!

    Les pontes de United Artists, veulent une star américaine et contactent (sans en parler aux producteurs)...CLINT EASTWOOD, tout juste sorti de "L'Inspecteur Harry".

    Non! Deux fois non!

    « Il leur a ri au nez » raconte Broccoli dans ses mémoires, « en leur disant : ‘Je ne peux pas jouer le rôle. D’une part, je ne suis pas anglais et, d’autre part, je ne peux pas passer après Sean Connery. Quelque soit la somme d’argent que vous m’offrez, je ne jouerai pas Bond.’ »

    C'est maintenant l'heure de Roger Moore.

    Non! Deux fois non!

    Roger Moore avait été envisagé dès 1962, lors du casting de "James Bond 007 contre le docteur No". Mais l'acteur avait alors été jugé trop jeune, et surtout, était déjà pris par contrat par ailleurs ("Le Saint" si vous ne suivez plus). En 1969, pour "Au Service secret de sa majesté", la question se pose de nouveau, et de nouveau, l'acteur, qui se montre par ailleurs intéressé, ne peut pas mettre fin à son contrat. En 1972, lorsque Albert R. Broccoli part à la recherche de son nouveau James Bond, il envisage bien entendu Roger Moore, qui se trouve être qui plus est un ami à lui. Si au début cela semble impossible,Roger Moore étant encore et toujours dépendant d'un contrat (ce coup-ci pour "amicalement vôtre" vous vous souvenez?), l'arrêt prématuré de la série va venir tout simplifier. Roger Moore peut donc enfin endosser le costume de l'agent secret britannique et cela jusqu'en 1985 dans "Dangereusement vôtre". Moore déclara par la suite qu'il renonça au rôle de l'agent secret parce qu'il se sentait atteint par la limite d'âge : il réalisa en effet que la mère de sa partenaire Tanya Roberts était plus jeune que lui. 

    Cependant, pour contrer les prétentions salariales de monsieur Moore (ce qui fût d'ailleurs un succès), les producteurs envisagèrent de remplacer le Bond rigolo avant même "Dangereusement vôtre" et un casting fût lancé et en 1984 un certain Christophe Lambert  tout auréolé de gloire après "Greystoke" fût même auditionné. Lambert rencontre Albert Broccoli et John Glen. Selon ce dernier, son accent français l’a écarté des prétendants. L’acteur s’en expliquera : « La réponse a été non. Parce qu’ils m’ont proposé à ce moment-là six ou sept films. Et il y a autre chose, je pense que James Bond est un personnage totalement anglais et que l’accent anglais est très difficile à prendre quand on n’est pas né dans le pays, quand on n’a pas vécu là-bas. Je pense que ça appartient totalement à Sean Connery, à Roger Moore et au prochain Anglais. »

    Non! Deux fois non!

    En 1986, quand Roger Moore se retire du rôle de Bond, Timothy Dalton est approché une fois de plus, après avoir décliné le rôle auparavant en 1967, 1969, et 1980. Le film de Brenda Starr empêche encore une fois Dalton d’accepter le rôle de l'agent secret immédiatement. Un certain nombre d’acteurs sont alors auditionnés pour le rôle, , mais Albert Broccoli n’est pas enthousiaste. Brosnan, dont la série télévisée "Les Enquêtes de Remington Steele" vient de s’arrêter, se voit offrir le rôle, mais la publicité fait revivre Remington Steele et force Brosnan à désister le rôle de James Bond, à cause de son contrat avec la série.

    Non! Deux fois non!

    D’après un rapport de 1986, Albert « Cubby » Broccoli aurait déclaré que « s’il [Brosnan] peut jouer… c’est mon homme » pour remplacer le James Bond de l’époque, Roger Moore. Il a été reporté durant cette même période, à la fois par Entertainment Tonight et le National Enquirer, que l'on pensait à Brosnan pour succéder à Moore dans un autre de ses rôles, celui de Simon Templar, alias le Saint (ce sera finalement Val Kilmer en 1997).

    Brosnan le sosie de Moore?

    Un autre petit français fût alors "casté".

    Non! Deux fois non!

    En 1986, Lambert Wilson se rend aux studios Pinewood pour passer un screen test pour le rôle de... James Bond ! Broccoli cherche en effet un remplaçant à Roger Moore pour "Tuer n'est pas jouer" et John Glen auditionne plusieurs acteurs (dont Sam Neill). Wilson parle couramment anglais et s'est déjà illustré dans deux importantes productions internationales,"Sahara" et "Cinq jours ce printemps-là "(avec Sean Connery !). Le jeune comédien va donner la réplique à Maryam d'Abo (qui n'est pas encore engagée pour le rôle de Kara Milovy) dans une reconstitution de la scène de rencontre entre James Bond et Tatiana Romanova dans "Bons Baisers de Russie" (1963). Il s'essaie également dans une scène d'action. Bref, le parcours du combattant habituel pour les candidats au rôle. Broccoli raconte dans ses mémoires qu'il appréciait Wilson mais qu'un autre Wilson (Michael G.) n'était pas aussi enthousiaste. Exit donc Lambert.

    Non! Deux fois non!

    Dalton est alors disponible et accepte de jouer le rôle de James Bond dans "Tuer n'est pas jouer" en 1987 qui fait un succès au box-office. Sa seconde tentative en tant que James Bond, Permis de tuer en 1989 fait un flop au box-office américain et les disputes légales concernant les droits de propriété de la franchise du film provoquent l’annulation du troisième James Bond proposé à Dalton, en 1991. Sa contribution permit de rendre Bond plus réaliste et beaucoup plus proche du héros de l'auteur Ian Fleming.

    Non! Deux fois non!

    La série s’arrête alors pendant 6 ans."GoldenEye" est écrit à l’origine pour Dalton qui le refuse, cela laisse la porte ouverte à Brosnan en 1994. Et le 7 juin 1994, Brosnan est officiellement le 5e acteur à jouer James Bond et cela jusqu'en 2002 (il avait signé pour 3 films plus une option pour un 4ème).

    Le choix de Brosnan pour jouer Bond le ramène à ses origines, quand il déclare dans des interviews que le premier film qu’il a vu était "Goldfinger " et que c’est la performance de Sean Connery dans le rôle de Bond qui l’a inspiré pour se lancer dans le show-business.

    Le sosie de Moore est donc plus inspiré par Connery?

    Peu de temps après la sortie du film, la presse commence à s’interroger sur la possibilité d’un cinquième James Bond avec Brosnan, dans le dernier intitulé "Casino Royale". Brosnan se rappelle alors qu’à la fois les amateurs et les critiques n’avaient pas apprécié Roger Moore jouant le rôle jusqu’à ses 58 ans, mais il reçoit alors un soutien du public de tout bord. Il reste donc enthousiaste à l'idée de reprendre son rôle après l’expiration de son contrat initial, malgré ses premières réserves.

     

    Non! Deux fois non!

    Au long de l’année 2004, des rumeurs apparaissent concernant une rupture des négociations entre Brosnan et les producteurs afin de laisser la place à un autre acteur plus jeune. Cela est nié par MGM et EON Productions. En juillet 2004, Brosnan annonce à Entertainment Weekly qu’il laisse le rôle, déclarant que « Bond, c’est une autre vie, c’est derrière moi, maintenant ». Néanmoins, cela n’empêche pas les rumeurs de continuer à fréquemment laisser entendre que Brosnan détient toujours son rôle de 007. Cela s’achève enfin le 14 octobre 2005, quand Daniel Craig est officiellement déclaré le nouveau James Bond. Brosnan donne alors son soutien à Craig :" J’attends avec impatience le film, comme tout le monde. Daniel Craig est un acteur talentueux et il va faire un travail fantastique".

     Sean Connery a déclaré que Craig était « un très bon choix pour incarner 007 »

    Après deux films et un troisième qui sortira à la fin de cette année, Daniel Craig campe un James Bond magistral qui n'est apparemment pas près de décrocher.

    En effet, le producteur Michael G. Wilson a exprimé son désir de voir Daniel Craig être dans 5 autres films dans le rôle de James Bond. Le faisant, du coup, être l'acteur ayant le plus joué Bond à 8 reprises.

    A moins que l'on repropose le rôle à ... CLINT EASTWOOD!

    Clint Eastwood reconnaît actuellement qu’il pourrait manquer à sa parole de 2008 et revenir devant la caméra si on venait à lui proposer un rôle de vraiment très spécial.

    Non! Deux fois non!

     

    Le cinéaste américain avait en effet déclaré peu après la sortie de « Gran Torino » que ça allait être son dernier film en tant qu’acteur. Actuellement, l’homme insinue cependant qu’il pourrait y réfléchir à deux fois si une proposition en vallait le coup.

    « Je jouerai si le bon rôle va avec », pose ainsi Eastwood, « mais je ne m’y attends pas trop parce qu’il n’y a plus assez de bons rôles qui serait différents à interpréter, à maîtriser pour moi. Je ne sais pas, je ne dis jamais jamais, à du James Bond ou un truc dans le genre. »


    NON Clint tu avais dit NON! Deux fois NON!


    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    1 commentaire
  • La Paramount Pictures est l’une des plus grandes sociétés de production cinématographie. Elle fête ses 100 ans cette année, l’occasion de revenir sur certaines de ses réalisations. 100 pastilles pour 100 films.

    Petit jeu sympa pour voi si vous êtes un as du cinéma...

    Il est temps de vous mettre à l’épreuve et de tester la solidité de vos connaissances au travers de cette affiche, qui retrace 100 ans de cinéma pour la Paramount. Bien entendu, chaque pastille représente un film différent.

    Ils ont tous été des succès et sont rentrés dans la culture générale du cinéma. Pour vous aider, chaque image comporte un logo représentatif de l’œuvre et est accompagnée de sa date de sortie.

    Bon jeu^^

    100 ans, 100 films!

    PS: Petit conseil enregistrez l'image et regarder la avec votre viewer pour avoir le zoom adéquate.

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    4 commentaires
  • Souvenir du tout début des années 80 lorsque FR3 diffusa, lors des fêtes de fin d'années, une comédie musicale qui m'enchanta : "Singin' in The Rain".

    Gene kelly y est tout bonnement royal et l'optimisme qui se dégage de l'extrait qui suit réchaufferait le coeur le plus endurci.

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • 2012 _ Sur la Piste Du Marsupilami

    Un film réalisé par Alain Chabat.

    Houba houba ! Hop !!!


    Quand on est trentenaire, on a de la veine. On est pas encore assez vieux pour s'acheter une cuisine équipée en chêne massif mais suffisamment pour avoir les moyens de se faire plaisir en gardant son âme d'enfant.

    Surtout quand nos gamins nous servent de parfait alibi pour nous engouffrer dans les salles obscures afin de visionner des films qu'on oserait jamais aller voir seul...

    Ainsi, on peut se taper tous les Disney et autres Dreamworks sans honte tout en s'esclaffant comme un gosse d'à peine 10 ans devant les pitreries de nos amis en 3D (ou 2D mais ça se fait plus rare).

    Là où ça devient vraiment jouissif, c'est quand le spectacle en question met en scène une superstar de notre enfance dans une prestation 100 % franco de port.

    J'avais déjà surkiffé le tandem Chabat-Jamel dans le désormais daté "Astérix , Mission Cléopatre" et j'avais été relativement déçu de ne pas voir l'équipe s'occuper de la suite des aventures du gaulois mal gaulé.

    Mais la déception laisse aujourd'hui place à une immense satisfaction. La satisfaction de voir un film français dans la pure tradition de l'esprit culturel unique qui anime nos artistes depuis quelques générations.

    Car Tintin par Spielberg, c'est cool, mais Spielby, il est ricain...

    Par contre voir les aventures du Marsupilami et surtout l'univers gentiment barré de Franquin revisité (et à peine modernisé) par l'un de ses plus dignes successeurs, c'est le panard.

    Je ne ferais pas l'impasse sur un casting haut de gamme avec un Alain Chabat en personne absolument jouissif, un Jamel qui a sans doute trouvé l'incarnation parfaite de son personnage à travers celui du film, un Fred Testot ultra efficace et crédible, un Lambert Wilson plus que jamais impérial, un Patrick Timsit généreusement sadique, un Jacques Weber toujours aussi bien à sa place dans le second degré, une Géraldine Nakache qui confirme sa percée dans le giron du cinéma français populaire, une Aïssa Maïga parfaite  d'un bout à l'autre (tant dans son rôle de patronne sans scrupule que son petit tailleur blanc taillé sur mesure...), une Liya Kebede fantasmatique en diable et surtout, "Last but not least", un "Marsu" absolument a-do-rable et parfaitement réussi par l'équipe 3D.

    Je ne m'étend pas sur le scénario hyper réussi et sans temps mort (ne serait-ce que pour ne pas déflorer le sujet), pas plus que sur l'esprit unique qui flotte sur cette aventure (si il y  eut un esprit Monthy Python, il existe également un esprit Chabat, j'adore ce type !!!).

    En un mot, cette adaptation est une référence absolue mêlant aventure et humour.

    Et cocoricoooo...

    Pardon : Houba houba!!!

    J'ajouterais pour finir que le métissage tous horizons des acteurs du films sied beaucoup plus à une France Hollandisée et réconciliée qu'à cette batârde agressive et régressive qu'était celle du vraiment pas regretté Sarkozy.

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique